"Placer l'humain au cœur du dispositif"

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dimanche 20 mars 2016

RECHERCHE

10(Ré)affirmer que ce qui fait l’université, c’est le lien formation-recherche, et mettre en avant cette compétence croisée pour placer les enseignants-chercheurs, de la première année au doctorat, dans la plénitude de leur mission.

11. Garantir au personnel encadrant la possibilité effective de mener une recherche de qualité en renforçant l'adossement et l'articulation à la recherche de l'enseignement dispensé à l’université.

12. Maintenir le potentiel recherche du corps des enseignants chercheurs en n'alourdissant pas leur service statutaire au-delà de 192 heures d'enseignement complémentaires équivalent TD (avec 1h00 cours magistral correspondant à 1h30 TD), et en ne lui imposant pas non plus une multiplication des tâches administratives.

13. Promouvoir le libre choix des sujets de recherche, qui constitue la liberté foncière du métier d’enseignant-chercheur, supposée garantie par la loi sur l’éducation.

14. Conserver une place importante pour notre recherche fondamentale, garante de progrès scientifiques majeurs et dont la qualité est internationalement reconnue, et ne pas céder exclusivement aux demandes accrues d’innovation, de valorisation et de transfert technologique ou industriel.

15. Permettre aux universitaires de pouvoir accomplir leur activité de recherche dans les meilleures conditions possibles, conformément à l’obligation théorique que l’Université a à leur égard.
15bis. S’engager à soutenir la recherche en maintenant et en affectant des personnels dans les laboratoires.
15ter. Assurer un soutien efficace aux EC/C pour la mise en œuvre et le suivi de leurs contrats de recherche et innovation, par un maintien des services de proximité en appui à la formation et à la recherche, un renforcement du service de valorisation de la recherche et une stabilisation de ses personnels.

15quater. Affecter clairement les personnels techniques ‘Recherche’ aux laboratoires – Créer un RSA « Recherche » dédié à la coordination des actes de gestion de tous ces personnels, en lien avec les directeurs de laboratoires (UMR ou autres).

16. Définir clairement et de façon transparente le mode de répartition des moyens alloués par le CA de l'Université à la Recherche, en garantissant une répartition transparente et récurrente.
16bis. Limiter les effets nocifs du financement par projets en assurant une dotation récurrente et pluriannuelle à chaque laboratoire,
16ter. S'engager à ne pas récupérer les éventuels fonds de réserve des laboratoires, de façon à pouvoir leur laisser l’opportunité de budgétiser d’éventuels investissements ou de prévoir des budgets de maintenance de grosses installations.
16quater. Permettre à chaque chercheur ou enseignant-chercheur rattaché à un laboratoire de recherche de disposer d’un financement de base obéissant à des règles précises qui s’imposeront aux laboratoires.
16quinquies. Rendre publics les budgets de chaque laboratoire et les crédits alloués aux formations.

17. Réclamer un rééquilibrage du mode de financement de la recherche et une augmentation notable de la dotation de base des unités de recherche afin de redonner des moyens d'actions au plus près des besoins.

18. Affirmer notre attachement aux unités mixtes de recherche, principe de base associant les EPST et les établissements du supérieur dans le cadre de la mise en place du « Grand campus ».
18bis. Fonder les relations avec les UMR sur un partenariat équilibré entre universités et organismes de recherche, et renforcer le rôle des instances statutaires élues. Ils n’ont de sens que si les deux partenaires y contribuent chacun de manière significative, et non pas uniquement sous forme d’attribution d’un label et de moyens symboliques.

19. Favoriser les échanges et les collaborations entre tous les partenaires du « Grand campus » (CNRS-BRGM et INRA) sur les questions cruciales de renouvellement du potentiel chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA & BIATSS, ainsi que sur le pilotage scientifique conjoint des unités de recherche ou les questions relatives au transfert de technologies.
19bis. Faire cesser le corporatisme qui peut exister de part et d’autre, afin que, dans le dialogue, chacun reconnaisse le travail et l’implication de l’autre, ses contraintes et ses limites spécifiques.
19ter. Faire évoluer ce partenariat dans le sens d’un décloisonnement et d’une meilleure harmonisation des règles de gestion, de recrutement et de mobilités des personnels de façon à simplifier le travail des personnels et Directeurs de laboratoire parfois confrontés aux modes de fonctionnements différents des deux tutelles.
19quater. Renforcer le partenariat entre l'Université et le CNRS pour aider les EC/C en favorisant les projets des laboratoires et en aidant leurs projets de recherche ANR, Europe, Région Centre, etc.
19quinquies. Renforcer la visibilité des partenaires au travers de leurs laboratoires de recherche associés, par la définition claire des adresses à utiliser sur les publications scientifiques.

20. En finir avec la volonté de regroupement de laboratoires, sans aucune cohérence thématique, et à l’encontre même de la soi-disante lisibilité internationale voulue.
20bis. Réaffirmer le rôle central que jouent les composantes et les laboratoires de recherche dans une université ambitieuse : L'échelle humaine - laboratoire ou composante - est la seule pertinente à l'Université, pour assurer le fonctionnement au plus près des besoins.

21. Favoriser l'efficacité et l'ouverture à l'innovation, en refusant l'organisation uniquement en macro-structures, et en favorisant l'émergence de petites unités, d'équipes de pointe ou de jeunes chercheurs susceptibles de venir renforcer les entités existantes.

22. Favoriser la lisibilité de l’Université, de ses laboratoires et de ses formations, pour favoriser l’investissement des entreprises dans l’université.

23. Promouvoir une véritable rénovation de l’attractivité des métiers de la recherche.
23bis. Faciliter les démarches de recrutement de doctorants ou post-doctorants, notamment en favorisant les entretiens par visio-conférences de façon à ne pas pénaliser les candidatures éloignées.
23ter. Mettre en place de mesures d’aide au retour à la recherche pour les collègues qui en ont été éloignés.
23quater. Indiquer clairement aux PRAG qu'ils ont la possibilité, s'ils le souhaitent, d'entamer une démarche de recherche afin de devenir MCF, et les accompagner dans cette démarche en élargissant les décharges actuellement prévues pour cela.

24. Militer pour le statut d'EPST (établissement public à caractère scientifique et technologique) garant de l'indépendance des organismes de recherche, et refuser la transformation de certains EPST en EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial), à vocation finalisée, voire commerciale.

25. Reconnaître et Valoriser le rôle du Directeur de thèse, et Refuser toute pseudo-formation à l’encadrement.

26. Promouvoir l’encadrement des doctorants par des enseignants-chercheurs prétendant à l’HDR en évitant le recours à des « mandarins prête-noms », qui accumulent une “masse” impressionnante d’encadrements de thèses en plus de leurs importantes activités administratives, ce qui leur garantit une position symbolique conséquente au sein de l’université et du monde scientifique.

27. Agir résolument et en permanence pour Valoriser le Doctorat et l'Insertion professionnelle de nos Docteurs.
             27bis. Encourager les doctorants à s’engager pour l’université : dans l’enseignement comme moniteurs, auprès des lycéens (EDIFICE, pour aider à l’orientation…), dans le cadre associatif. 

28. Apporter un soutien (financier et/ou logistique) aux doctorants étrangers qui bénéficient de bourses de cotutelle parfois très faibles.






jeudi 10 mai 2012


Donner des moyens stables aux enseignants-chercheurs


Les charges qui pèsent sur les enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs sont de plus en plus lourdes : à côté de leurs activités normales d’enseignement et de recherche, voire de promotion de leur formation ou de l’Université, les charges administratives augmentent sans cesse. Les contraintes administratives, souvent incompréhensibles, se multiplient, demandant parfois à chacun de remplir plusieurs fois les mêmes documents… Les recherches de financement deviennent permanentes, suivies de rédaction de multiples rapports, au détriment des activités d’enseignement et de recherche.


Propositions:
  • Maintenir le potentiel recherche du corps des enseignants chercheurs en n'alourdissant pas son service statutaire de 192h équivalent TD (avec 1h00 cours correspondant à 1h30 TD), et en ne lui imposant pas non plus une multiplication des tâches administratives ;
  • Un travail de simplification des démarches administratives sera entrepris, que ce soit pour les déclarations de services ou tous les documents administratifs. En l’occurrence, au moins en interne, l’utilisation de document avec signature numérique sera favorisée, et les transmissions par courriel seront préférées à tout envoi postal. Les documents administratifs seront homogénéisés au sein de l’établissement ;
  • L’ensemble des activités des personnels enseignant-chercheurs, enseignants et chercheurs devra être valorisé et pris en compte : à cet égard, le référentiel enseignant devra être complété et validé après une large discussion au sein de la communauté ;
  • Afin de limiter les effets nocifs du financement par projet, l’université devrait garantir une dotation récurrente et pluriannuelle à chaque laboratoire, et s'engager à ne pas récupérer les éventuels fonds de réserve, de façon à pouvoir laisser l’opportunité aux laboratoires de budgétiser d’éventuels gros équipements ou de prévoir des budgets de maintenance de grosses installations.
  • Chaque chercheur ou enseignant-chercheur rattaché à un laboratoire de recherche doit disposer d’un financement de base obéissant à des règles précises qui s’imposeront aux laboratoires ;
  • Les financements des laboratoires et des formations seront rendus publics ;
  • Les conditions de travail des Enseignants Chercheurs, dans les sites délocalisés, doivent être prises en compte. En particulier, l'Université d’Orléans devra prendre à sa charge un déplacement hebdomadaire de leur site d'enseignement vers leur laboratoire de rattachement sur le site orléanais.



Recherche : Refuser la seule compétition et individualisation


La Recherche ne peut être fondée sur la seule compétition et l’individualisation, mais doit au contraire privilégier le collectif de travail.
La recherche a besoin aussi d’être servie par des personnels respectés et reconnus.
L’histoire montre que le processus de découverte scientifique est par essence peu programmable.
Dans ce contexte, nous estimons inadéquate l’importance donnée aujourd’hui au financement sur projet, renforcée par la montée en puissance de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), et défendrons un rééquilibrage entre recherche fondamentale et innovation.

Dans ce cadre :
  • Nous rappellerons la nécessité de promouvoir une recherche académique de qualité, favorisant l’interdisciplinarité et préservant l’équilibre entre recherche fondamentale et innovation, le rôle des agences de financement devant se limiter à favoriser les recherches sur les enjeux sociétaux, et ne devant pas amputer l’autonomie des organismes dans le pilotage de la recherche ;
  • Nous favoriserons la prédominance du scientifique sur le managérial dans la politique de notre organisme;
  • Nous aurons la volonté de mettre en place un modèle organisationnel privilégiant l’esprit d’équipe et non la concurrence ;



Le CNRS doit rester un EPST,
avec des personnels titulaires



Nous sommes profondément attachés aux statuts d’EPST de la plupart des grands organismes de recherche nationaux. Ce statut est le mieux à même de garantir le nécessaire équilibre entre recherche fondamentale et innovation (recherche appliquée). 
  • Nous refuserons toute dérive en ce domaine, et en particulier la transformation de certains EPST (établissement public à caractère scientifique et technologique) en EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial), à vocation finalisée, voire commerciale.
  • Nous militerons pour le statut d'EPST garant de l'indépendance des organismes de recherche.


Le CNRS se targue de n'avoir jamais eu à appliquer la règle de non-remplacement des départs à la retraite. Mais les départs pour d'autres causes ne sont, eux, pas remplacés, - contribuant ainsi à l'érosion de l'emploi statutaire.
  • Nous soutiendrons un plan de titularisation de tous les acteurs de la recherche ayant les conditions nécessaires pour être titularisés ou employés depuis 2 ans dans les laboratoires, ainsi qu'une programmation des emplois.